
Chaque jour, les infirmières et les médecins prennent des milliers de décisions vitales. Mais malgré leur expertise, Une dose de médicament sur cinq administrée à l'hôpital comporte une erreur quelconque. (Barker et al., 2002). Ces erreurs ne sont pas seulement des anomalies statistiques, elles constituent l'une des principales sources de préjudices évitables dans le domaine des soins de santé.
Selon l' Organisation Mondiale de la Santé, les pratiques médicamenteuses à risque causent au moins un décès par jour et nuisent à des millions de patients chaque année dans le monde. Le coût financier ? On estime qu'il s'élève à 42 milliards de dollars américains par an dans le monde (WHO: Medication Without Harm).
Alors pourquoi les erreurs sont-elles si fréquentes, et que pouvons-nous faire pour y remédier ?
La recherche montre systématiquement que les processus liés aux médicaments administrés par voie intraveineuse (IV) sont parmi les plus sujets aux erreurs.. Les erreurs peuvent se produire à plusieurs étapes du processus médicamenteux :
| Étape | Exemple d'erreur |
| Prescription | Mauvaise médication ou mauvaise dose prescrite en raison d'une mauvaise interprétation |
| Transcription | La copie manuelle des prescriptions entraîne des fautes de frappe ou des omissions. |
| Préparation | Dilution incorrecte, erreur de calcul ou erreur de compatibilité |
| Administration | Voie erronée, timing incorrect ou patient mal identifié |
Dans les hôpitaux, en particulier dans les départements d'urgence et pédiatriques, la pression du temps et les flux de travail fragmentés créent une situation prône à l'erreur.
Une revue systématique réalisée en 2021 par Kuitunen et al. a identifié les principales causes systémiques à l'origine des erreurs de médication intraveineuse dans les hôpitaux :
Dans les situations d'urgence dans des zones rurales ou disposant de ressources insuffisantes, ces risques sont amplifiés : la fragmentation des systèmes d'information, le recours à des outils statiques (tels que les PDF ou les protocoles papier) et l'incohérence des flux de travail augmentent la charge cognitive, rendant les outils numériques adaptés au contexte non pas un luxe, mais une nécessité.
Des organisations comme la Société américaine des pharmaciens hospitaliers (ASHP) font pression pour une plus grande standardisation à travers des initiatives telles que Standardize 4 Safety, qui promeut des normes nationales relatives aux concentrations des médicaments et aux pratiques de préparation.
La charge cognitive n'est pas seulement un problème de bien-être pour les cliniciens, c'est aussi un risque pour la sécurité des patients.
Cette réalité fragmentée augmente le risque de retards, erreurs et épuisement professionnel, et c'est précisément pour cette raison que l'OMS a fait de la sécurité des médicaments l'une de ses priorités mondiales en matière de sécurité des patients (WHO, 2021).
L'amélioration de la sécurité commence par repenser la manière dont les cliniciens accèdent aux informations sur les médicaments et les appliquent au chevet des patients.
Si les dossiers médicaux électroniques (DME) jouent un rôle fondamental dans les processus hospitaliers, des études montrent que leur conception peut avoir une incidence directe sur la sécurité des patients, la charge de travail des infirmières et le bien-être du personnel:
C'est là que des outils spécialement conçus comme NurEx entrent en jeu.
Designed to complement, not replace, EHRs, NurEx est une plateforme de préparation de médicaments en temps réel et spécifique à chaque patient, destinée aux environnements à haut risque tels que les services d'urgence. Validée à l'Hôpital de Montréal pour enfants, NurEx a démontré :
(Voir les résultats complets dans notre livre blanc (en anglais) (en anglais) → Safer, Faster, Smarter: NurEx in Pediatric Emergency Medication Workflows)
NurEx rationalise les soins prodigués au chevet des patients en regroupant les calculs automatisés, les vérifications de compatibilité, les rappels et les protocoles spécifiques à chaque établissement dans une interface claire. En s'alignant sur les normes de sécurité internationales de l'OMS et de l'ISMP, il contribue à transformer les processus liés à l'administration des médicaments en systèmes modernes et fiables, et à améliorer la sécurité sans ajouter de friction.
Les erreurs de médication ne sont pas inévitables. Elles sont un symptôme de systèmes obsolètes et une mauvaise conception de l'information au chevet du patient.
Alors que les principaux organismes de santé continuent de faire pression pour la mise en place de systèmes plus sûrs et mieux connectésles hôpitaux qui modernisent leurs processus médicamenteux constateront des gains en termes de sécurité, efficacité et confiance des cliniciens.
Il est temps de dépasser les classeurs et les calculatrices, et de se tourner vers des outils interopérables en temps réel qui réduisent les risques et améliorent les soins.
Sources